 |
|
|
| |
 |
Ajoutez
votre blog |
| |
|
|
| |
|
| |
| Date : 08/09/2008 |
Auteur : Hervé Lalau |
|
Rire du vin... sans modération
Co-auteur d'In Vino Satanas, avec Benoist Simmat, notre confrère Denis Saverot était l'invité des Grosses Têtes de Philippe Bouvard, sur RTL, jeudi dernier.
Non sans humour, mais avec pugnacité, il a pu défendre la cause du vin et stigmatiser à l'envi les censeurs du lobby anti-vin qui ont fait du breuvage du Bacchus un thème politiquement incorrect. Et de la France la risée de ses voisins.
Non, tous les buveurs n'ont pas au vin la relation d'un Hervé Chabalier, qui généralise à toute la France son problème personnel et diabolise le produit qu'il n'a pas pu apprivoiser!
Le ridicule ne tuera sans doute pas les pères-la-vertu de l'abstinence administrée et leurs acolytes des groupes de pression médicamenteux. Mais Dieu que c'est bon d'entendre que que son goût pour le vin (dans des proportions raisonnables) est partagé par d'autres. Pas seulement pas des confrères, mais par tout un peuple moins bête que ne le croient nos dirigeants. A une heure de grande écoute, et sur la première radio de France, qui plus est!
Bref, en écoutant Saverot et l'équipe de Bouvard, bon nombre de consommateurs de base ont du se sentir rassurés... ou tout simplement, "normaux". Cette séance d'exorcisme par le rire leur aura, j'espère, permis de se libérer du carcan de la pseudo-bienpensance. Et nous, mes chers confrères, de toute autocensure, j'espère...
Si vous voulez réécouter ce bon moment de bon sens...
http://media.rtl.fr/online/sound/2008/0905/914613_Denis-Saverot-ecrivain.mp3
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 17/07/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Cher Pierre
Je suis désolé qu'Amphore et toi soient une seule identité! Il n'y avait rien de personnel dans mon intervention mais je crois me souvenir que dans ce post sur LPV il est sous entendu que certains rangs de vigne dans des grands chateaux sont travaillés différemment des autres parce qu'est c'est ceux qu'on montre aux journalistes. Il est possible que quelques idiots travaillent de la sorte mais faire croire que des crus célèbres s'adonnent à ce sport de gamin relève de la diffamation sauf si on a des preuves et qu'on cite ce de quoi l'on parle. Quant à la question de la proximité, je rappelle aussi que certains guides auto proclamés nickel sur l'éthique voient leur enquête et leurs textes confiés à des sommeliers dont le métier est de vendre du vin. Tu connais mon opinion à ce sujet. Si l'on commence à rentrer dans la notion de conflit d'intérêt il n'y a aucune issue.... Je préfère le jugement d'un sommelier compétent même si il peut encourir le soupçon de "proximité" commerciale à celui d'un mauvais journaliste aussi honnête soit il! Et encore une fois tu ne peux nier qu'un journaliste profesionnel comme toi dénonce sa profession, caché sur son pseudo sur un site ouvert à tous. Contrairement à toi je cite des noms, en l'occurence celui d'un site qui n'et en rien responsable de contenu des post qu'on lui envoie, parce que j'ai horreur de l'allusion, et qu'un fait est un fait. Si tu as des exemples précis de non respect de la charte par des journalistes connus (Ceux de la RVF, Burtschy,moi même ou Desseauve, Dupond etc..., ceux qui sont vraiment lus et ont une influence) il ne faut pas l'écrire dans le vague, il faut dire ce qu'il en est et bien sûr apporter des preuves. C'est ça le vrai journalisme d'investigation.
Reste la question du jugement d'ensemble sur la qualité du millésime et sur ses composants climatiques. C'est parfaitement ton droit de ne pas l'aimer et de le dire. C'est parfaitement ton droit de préférer les vins de méditerranée dans le même millésime et de l'écrire. D'autres peuvent penser tout autrement et avec tout autant de liberté, d'indépendance et de souci de la vérité....
MB |
|
|
| |
|
| |
| Date : 15/07/2008 |
Auteur : Pierre Guigui Amphore |
|
|
Voilà exactement ce j'ai dit sur LPV :
« Il est vrai que la presse vin tisse des relations de grande proximité avec la production... j'ai soulevé cette question au sein de l'APV (assoc de la presse du vin) en proposant des états généraux. Et j'attends une réponse ??? Les journalistes vins doivent se référer et adopter (officiellement) la chartre des journalistes. »
(Pour le reste du texte il faut aller voir directement sur LPV c’est plus simple)
Tu penses donc que la presse vin n'est pas particulièrement exposée ? Tu penses aussi que la presse vin ne doit pas se positionner sur des principes communs et adopter officiellement la chartre des journalistes ?
Par ailleurs :
C’est très grave de dire de quelqu’un qu’il diffame, qu’il ment (qu’il ne dis pas la vérité), qu’il fait de la délation et qu’il discrédite…. Je peux parler d’accusations graves de ta part.
Dernièrement tu dis que je parle de pratique illégale ou malhonnête dans ce texte de LPV. ? Je ne le dis à aucun moment dans ce texte…
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 14/07/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Un de nos collègues, caché sous le pseudo Amphore, rappelle dans une récente intervention sur le site forum de "la Passion du Vin" qu'il a vainement demandé au sein de notre association l'obligation du respect par tous de la charte de l'éthique du journalisme, définie par le SNJ. Je suis au regret de constater que l'ensemble de son intervention est en complète opposition avec deux articles fondamentaux de la charte, le respect de la vérité et le refus de toute diffamation. Je vois hélas qu'il affirme qu'il est impossible de parler librement dans la presse française de la qualité du millésime 2007 à Bordeaux, sans donner la moindre preuve de son allégation, et qu'il en profite pour discréditer, sans les citer, des propriétés "internationalement connues" pour des pratiques viticoles qu'il juge inadmissibles, sans donner de noms, de preuves pour des faits illégaux ou malhonnêtes, et que son opinion sur la valeur de ce millésime n'est étayée par aucune dégustation, aucun exemple, et relève de la délation. Je regrette donc encore une fois, en tant que Président, qu'un membre de notre association si regardant sur l'éthique le soit aussi peu sur son observation.
Michel Bettane
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 05/07/2008 |
Auteur : Pierre Guigui |
|
|
Superbe le grand prix de la presse du vin va nous redorer le blason. Nous en avons probablement besoin, au vu ce qui a été écrit sur nous… jusqu'à hors nos frontières...
Mais, selon moi, les questions de fond ne sont pas abordées; à savoir : notre rôle, notre champ de compétences, nos qualifications, nos rapports aux autres (entre collègues, avec la production, la pub, le reste de la presse…, notre éthique, la chartre professionnelle.
Nous avons traversé quelques difficultés passagères (deux dém. c’est déjà pas mal ?) faute d’avoir travaillé sur des questions que j’avais déjà soulevées depuis un certain temps.
Nous pouvons nous retrouver autour de projet fédérateur, paillettes et cotillons, mais à mon sens il serait important de commencer par le début…
Un débat d’idée lors d’états généraux ?
Des états généraux avec des intervenants extérieurs et une réflexion croisée…
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 12/06/2008 |
Auteur : Hervé Lalau |
|
|
Enfin un journaliste de la "grande presse" qui ose prendre partie pour le vin... C'est malheureusement tellement rare qu'on doit marquer ce jour d'une croix.
Ce journaliste, c'est Franz-Olivier Gisbert, du Point. Voici sa prose.
"Quand la justice s'en mêle...
Il parait qu'il ne faut pas commenter les décisions de justice. Même quand elle se mêle de tout? Par exemple...
La Cour de Cassation a fait fort, dans le genre, en condamnant, dans un arrêt du 22 mai une publicité pour les vins du Val de Loire : "Cabernet d'Anjou. Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse ?" Plus qu'une faute, un crime. Il fallait en effet sévir de toute urgence. Mais quelle est cette société qui met tant d'eau dans son vin qu'il n'y aura bientôt plus de vin du tout ?
Dans la foulée, la Cour de Cassation devrait interdire la vente de la Bible, où l'on peut lire plusieurs éloges appuyés du vin, dont il est toutefois recommandé de ne pas abuser. Saint Paul conseille même d'en boire pour se soigner l'estomac. Le sucre aussi est mauvais pour la santé, on attend maintenant les interdictions de célébrer les glaces, les tartes ou les gâteaux, puisque la justice à un avis sur tout...."
(Source: "Le Point" du 5 Juin 2008)
Bon, il n'y a rien là dedans qui n'ait jamais été dit par nos confrères de la presse du vin. Mais ne boudons pas notre plaisir, car sous la plume de Gisbert, cela prend une toute autre importance. Espérons qu'il en parlera à Sarkozy... Et gardons l'espoir. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 10/06/2008 |
Auteur : Hervé LALAU |
|
|
La campagne d'Interloire "Cabernet d'Anjou, Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse", condamnée en première instance, blanchie en Appel, vient d'être à nouveau condamnée en Cassation.
Les juges ont estimé que ces mots "renvoyaient au comportement humain", et ne se limitaient donc pas à la description du produit. Surtout, il ont estimé que cela poussait à la consommation du produit.
Parlons-nous vraiment le même français? Ou est-ce que la juridiction suprême du droit français a perdu le sens des mots?
Parfois, les mots me manquent, justement.
Tout d'abord, je ne vous apprend rien, les modalités de la Loi Evin sont démentielles - tout est interdit, ou presque. Mais même le peu qui n'est pas interdit devient suspect, ce qui, dans les faits revient presque au même.
Où est le libre-arbitre du consommateur, dans son interprétation de la publicité?
Cette campagne ne pousse pas plus à la consommation plus que la simple publication d'une photo de bouteilles!
Si l'on veut supprimer toute possibilité de pub sur le vin en France, on en prend le chemin. Mais qu'on le dise vraiment!
Les Français pourront alors, peut-être, choisir en conscience les députés qui changeront la loi, dans le sens voulu par les lobbies anti-vin, ou bien - je l'espère - dans le sens d'une libéralisation.
Messieurs les chefs de cabinets, messieurs les juges, messieurs les médecins appointés par les groupes de pression, laissez nous de grâce décider par nous-mêmes ce qui est bon pour nous, au lieu de nous infantiliser. Que faites vous de l'éducation au goût? Voulez-vous remplacer les parents, les éducateurs?
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 09/06/2008 |
Auteur : Barthélémy |
|
|
Lancement de l’antenne APV/Bordeaux
Le 30 mai 2008 au Club de la Presse de Bordeaux et en présence d’une trentaine de personnes (journalistes, communicants, représentants de différentes institutions) s’est effectué le lancement officiel de l’antenne bordelaise de l’Association de la Presse du Vin. A une époque où la communication sur le vin est remise en cause et où le journalisme du vin est lui-même en danger, il est apparu en effet nécessaire de regrouper les personnes désireuses d’échanger des avis et de mener des actions en faveur d’une meilleure perception du vin, de son rôle social et économique, tant auprès des médias généralistes que du grand public. Bordeaux en tant que plaque tournante de la production et de la commercialisation du vin s’impose également comme un lieu privilégié pour développer échanges et rencontres sur l’évolution et la place du vin dans notre société.
Au cours de cette première réunion de présentation il a été décidé de constituer un bureau de coordination des différentes actions à mener en fonction de l’actualité et des différents centres d’intérêts des participants. L’idée étant de faire de cette antenne de l’APV, la première créée en région, un lieu de rencontres original où pourront être invités à s’exprimer aussi bien les professionnels du secteur que les représentants du monde de la santé, de la politique, des médias, du goût, etc…
L’antenne APV-Bordeaux a été créée à l’initiative de Barthélèmy, président du Conseil des Sages de l’APV et membre du bureau du Club de la Presse de Bordeaux.
Tous renseignements par e-mail : barthelem@free.fr
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 29/05/2008 |
Auteur : Alain Leygnier |
|
Cher Michel ;
Contre la caricature, la malhonnêteté intellectuelle, le refus d'argumenter sur le fond, il n'y rien à faire. Rien d'autre à faire que de quitter une association à mi-chemin entre la foire aux vanités et l'armée mexicaine. Je méditais cette démarche depuis quelque temps. Merci de m'en donner l'occasion.
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 28/05/2008 |
Auteur : Alain Leygnier |
|
Cher Michel ;
Je ne retranche rien à mon analyse du 23 mai. Pour mesurer le discrédit qui nous frappe, il suffit de fréquenter des journalistes et surtout des lecteurs de la presse non-vineuse, c'est-à-dire, générale, culturelle, consumériste, sportive, d'écouter certains patrons de journaux économiques, pour lesquels les journalistes du vin sont quasiment corrompus par nature. C'est bien plus grave et bien plus profond que la pauvre histoire de la montre de Magrez. A moins d'être sourd, on entend la même rengaine, déclinée diversement, plus ou moins fort : brosse à reluire, connivence avec les annonceurs, cupidité, collusion avec la publicité. J'ai du mal à croire que nous n'y soyons pas pour quelque chose, si peu que ce soit. Bien sûr, on peut toujours dénier la réalité. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 28/05/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Cher Alain,
Crois tu qu'il en soit autrement dans les autres domaines et que les journalistes de la France d'en haut, et non les misérables "journaleux" du vin ne sont pas eux aussi corrompus ou en collués (j'adore ce néologisme) par l'industrie, la politique. On vit avec des ministres, on couche avec des attachés de presse et j'en passe. Mais on peut faire les deux,femmes et maîtresses colluantes, et être bonne plume, bon journaliste et connaître son sujet : on peut être aussi complètement indépendant, inoffensif et médiocre. Qu'est ce qui est mieux pour la presse et les lecteurs? Ce qu'il y a de terrifiant dans ton post c'est que tu as intégré dans ton mental la division inventée par de médiocres rédacteurs en chef et il y en a: journaliste général compétent et aristo de la profession et journaliste du vin et minable et corrompu. Allons, allons.... |
|
|
| |
|
| |
| Date : 27/05/2008 |
Auteur : Barthélémy |
|
|
Pour des Etats Généraux du journalisme du vin
L’APV fête ses vingt-cinq ans cette année. Profitons-en pour nous retrouver tous et mettre nos discours à l’unisson. Et surtout profitons de nos expériences respectives pour montrer la diversité et la richesse de nos personnalités. Autrement dit, ne passons pas notre temps à nous reprocher les uns les autres ce que nous avons de la peine à accomplir nous-même de notre côté. C’est ensemble que nous pouvons assurer notre présent et notre avenir, rassemblons-nous en fonction de ce qui nous rapproche, évitons de cultiver, pour nous donner soit disant bonne conscience, ce qui nous sépare.
Chers Amis et Adhérents de l’APV, si je me permets de m’exprimer ainsi, c’est parce que je vous connais et que je vous estime et que je trouve dommage de donner à travers des échanges parfois acerbes, une image quelque peu négative de notre association, alors qu’en fait on en attend beaucoup. Unissons plutôt nos efforts pour faire de l’APV une entité cohérente et constructive. Voici donc quelques réflexions et propositions que je vous soumets en vue d’une action commune.
Ensemble nous constituons une entité aux visages multiples qui dans son ensemble apparaît riche en talents, en jugements, en expériences, à tel point que d’un côté on cherche à nous rejoindre et de l’autre à nous solliciter. La force que nous représentons, sans toujours nous en rendre compte, devrait être suffisante pour nous motiver. Or, certains ont plutôt tendance à rester dans leur coin, voire à tirer l’échelle, sous prétexte qu’ils trouvent la situation ambiante trop décourageante. Il est vrai que notre métier n’est pas au mieux de sa forme, mais l’a-t-il jamais été, et ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Réjouissons-nous au contraire que certains d’entre nous aient à cœur de s’engager pour mener une action continue au sein du bureau et du conseil d’administration. Mais ne restons pas inactifs pour autant.
A une époque où la France, l’Europe et le monde entier légifèrent sur le vin, et où en France en particulier les forces néo-prohibitionnistes font rage, il est plus que temps de nous retrouver et pour discuter de notre métier, comme nous le suggèrent certains, et pour mettre en place de grands projets, comme nous le proposent d’autres. Car c’est dans la réflexion comme dans l’action que nous parviendrons à susciter de l’intérêt et à changer un peu le cours des choses en fonction de nos souhaits et de nos désirs.
Aussi profitons de cette année anniversaire pour lancer plusieurs actions et créer autour de nous un mouvement qui peut s’étendre sur différentes régions, à commencer par les régions vinicoles. Mais d’abord quelques mots sur les événements récents qui ont défrayé la chronique.
L’affaire Magrez. Ne lançons pas des anathèmes à tort et à travers. Restons lucides. Cette affaire est effectivement « énaurme » et disproportionnée par rapport à l’effet recherché. Ni le temps, la montre étant sensée symboliser les vendanges des domaines Magrez à travers les siècles, ni l’âge mis en avant par le donateur peuvent excuser une conduite pour le moins abusive. Si la reconnaissance de Monsieur Magrez envers les journalistes est effective, qu’il crée un prix, une fondation ou fasse des dons à des associations caritatives, ce qui serait plus profitable à son image et aux heureux bénéficiaires.
Journalisme et communication. Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. D’un côté il y a le journalisme avec ce que cela comporte d’enquête, de rigueur, de jugement voire de critique. De l’autre il y a la communication qui prend soit la forme d’un communiqué, avec toute la platitude mais aussi l’efficacité que caractérise ce procédé, soit la forme d’une action promotionnelle ou événementielle dont on ne se fera pas forcément l’écho. Quant à la publicité proprement dite, c’est encore une autre façon de procéder pour parler de ses produits dans un cadre bien précis et selon, cette fois, des lois édictées. Tout cela a été dit et redit. Quant au journalisme parlons-en au contraire.
La loi Evin existe. Elle est suffisamment contraignante pour qu’on n’en rajoute pas. Si le législateur estime qu’il faille revoir les contours de la communication et introduire le Net, média qui n’existait pas à l’époque, c’est son affaire. Nous, en tant que journalistes nous devons continuer à prôner la liberté d’expression sous tous ses aspects. Mais rappelons, s’il le faut, que la loi Evin n’a rien à voir avec le journalisme. Qu’il n’est pas interdit de parler de quoi que ce soit, du vin comme du reste, à partir du moment où l’on fait son travail d’enquêteur et d’analyste. En un mot, soyons journalistes, et tant mieux pour ceux qui ont encore la chance d’avoir une carte, et parlons du vin en fonction de nos connaissances respectives. S’il y avait un conseil à donner à chacun d’entre nous, ce serait le suivant : proposons des sujets aux rédactions, menons des enquêtes sérieuses et abouties, au besoin, diffusons-les par nos propres moyens, comme cela s’est fait cette année avec la publication par l’APV des « Vrais chiffres sur la consommation du vin » (Presse-Vin.com n°18, mars 2008) et donnons de l’importance aux faits qui en valent la peine. Aujourd’hui beaucoup trop de journaux et de médias en général (radio et télévision) font silence sur tout ce qui concerne le vin, qui devient du coup un sujet tabou, un sujet à risques, capable de provoquer des ennuis à ceux qui en parlent. Ce qui est un comble dans un pays comme la France et en plus totalement faux. L’information ne tue pas, c’est l’autocensure qui brise les libertés. Inutile d’insister. Aussi, reprenons nos esprits, nos stylos, nos claviers et mettons-nous à la tâche. Voici mes propositions.
Les Etats Généraux du journalisme du vin. Puisque nous aimons débattre, débattons. Mais avant de nous empoigner par les idées et les concepts, essayons déjà, pour ceux d’entre nous qui se veulent théoriciens et mieux encore témoins de leur métier, de décider des thèmes que nous voulons débattre. Aussi je vous propose d’exposer sous forme d’une communication de trois ou quatre feuillets, les grandes lignes de votre intervention pour faire partager vos points de vue. Bref, prenons notre destin en main et cessons de nous plaindre. Après quoi nous verrons si nous organiserons un colloque ou si nous nous contenterons d’échanger nos idées via le net.
Interventions dans les écoles de journalisme. Si nous voulons que la relève soit assurée, soyons suffisamment généreux et créatifs pour expliquer dans les école de journalisme que le vin est un des sujets les plus passionnants à traiter tant au plan économique, scientifique, gustatif, gastronomique que relationnel et donc journalistique. Produit de consommation, de connaissances, de civilisations et de convivialité, le vin n’a pas de frontière et séduit de plus en plus d’amateurs. Suscitons donc des vocations.
Création d’antennes régionales de l’APV. Parallèlement, comme certains cherchent à le faire à Lyon ou à Bordeaux, créons des antennes régionales de l’APV, avec éventuellement le concours des clubs de la Presse déjà en place, afin de réunir aussi bien les journalistes, que les communicants ou autres acteurs du vin, intéressés par des échanges de vue et des actions communes. Forçons ainsi le blocus de l’indifférence.
Travailler ensemble est la meilleure façon de célébrer nos vingt-cinq ans. Quand nous aurons réalisé l’un ou l’autre de ces projets nous pourrons à bon escient faire la fête.
Bien entendu je me porte volontaire pour centraliser les efforts et les expériences de chacun. Le net est là pour faciliter une action commune et régulière. A très bientôt,
Barthélèmy
Président du Conseil des Sages
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 26/05/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Cher Alain,
La presse écrite ne survit que grâce aux subventions que lui accorde l'Etat providence : sans ces subventions elle serait morte depuis longtemps. Pourquoi ne lit on plus nos journaux? On peut affirmer comme tu le penses ou Géné ou même Michel, les lecteurs n'ont plus confiance. On peut aussi dire que les journalistes sont mauvais ou même que les français ne savent plus lire...... Que faire, baisser les bras? Continuer à se lamenter, aller jouer au golf en Afrique? De toute façon le lobbying anti vin a cent fois plus de subventions d'état que ce que la filière comme on dit, qui est la vraie complice de ceux qui la tuent, veut mettre. Pour une fois notre association essaie d'enclencher des actions. Elle le fait bénévolement par le truchement de journalistes qui sont parmi les rares à avoir la chance de vivre de leur métier et qui accordent un peu de temps aux autres au lieu de se complaire dans le rôle de cow boy pur et dur. Pour avoir les moyens de ces actions nous allons chercher de l'argent auprès de membres bienfaiteurs. Je ne vois pas comment en avoir autrement sinon par souscription publique mais on ne récolterait pas en apitoyant sur notre sort de quoi faire manger un Birman. Est ce pour autant une soumission aux intérêts de nos bienfaiteurs potentiels, qui font obligatoirement partie de la filière? Eux sont assez intelligents pour comprendre qu'une presse qui agit, qui informe comme elle peut, et plutôt pas trop mal vu ses pauvres moyens, c'est déjà ça de gagné dans la vie économique d'une nation. Arrêtons de rêver à un monde qui n'existe pas! Informer c'est d'abord connaître et connaître c'est avoir accès aux sources d'information. Un minimum de vie commune est inévitable entre nous et la filière, source normale d'information. Le respect mutuel qui garantit l'indépendance de pensée et de parole est beaucoup plus courant que tu ne le crois, si du moins la compétence est présente! Si les plus idéalistes et parfois les plus talentueux d'entre nous quittent le navire comme des rats (c'est eux qui le disent...), ou entonnent des rengaines d'un autre temps, d'un autre monde ou d'une enfance non encore terminée où va-t-on? |
|
|
| |
|
| |
| Date : 24/05/2008 |
Auteur : Kilien Stengel |
|
Discuter et boire culturellement, c’est rechercher ensemble un savoir au travers de l’approfondissement d’un sujet hédonistique. Se cultiver c’est rechercher, partager et défendre des connaissances pour plus tard les exprimer et les différencier de ceux d’autrui.
Le vin comme la bière c’est un peu tout cela : un produit culturel et un désinhibeur, qui permets aux langues de se délier et au savoir de se faire savoir.
En bref, discourir gastronomiquement, c'est participer à l'avènement de l'immortalité de l'âme. Participer, c’est, d’une fluidité houblonnale, uvale, et raisonnable, il suffit de se poser rationnellement les bonnes questions et de trouver des solutions soit dans un acquis soit dans l'interlocuteur.
Au sortir de ces mots, vous ferez corps avec l’effet irrationnel du raisin ou du houblon et avec celui rationnel de la connaissance, afin de devenir maître en terme de discussion oenophile et bièrophile et vous donnerez peut être plus d’importance au langage qu’aux langues bien pendantes mais peu chargées qui s’abreuvent d’or et de lumière.
Afin de continuer ce discours je vous invite à venir visiter
http://gastronomiquementvotre.blogspot.com/
bien à vous, |
|
|
| |
|
| |
| Date : 24/05/2008 |
Auteur : Benoit Escoffier |
|
|
bonjour les enfants !
on se croirait vraiment dans une cour de récréation avec ce blog !j'suis pas d'accord , je m'en vais . moi aussi , j'pars !!
Savez-vous que l'on vous regarde ? Au moment où le débat appelle à plus de sérénité , nous n'arrivons pas à prendre de la hauteur face aux évènements.Le problème est pourtant simple : nous avons un métier formidable , alors faisons le correctement , sans se soucier des autres , dans le seul but d'informer.Chacun a une valeur personnelle, et l'ensemble de ces valeurs individuelles peut donner une force exceptionnelle qui devrait nous permettre de réagir vivement et en commun face à une technocratie médisante et perverse .
Alors ,allons-y ensemble au lieu de nous chamailler!
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 23/05/2008 |
Auteur : Michel Smith |
|
|
Merci Michel de ces mots humbles et touchants. Malgré tous nos échanges, je reste ton ami. J'admire et respecte ton bénévolat ainsi que celui des autres. Merci aussi à Pierre, à Benoît, à Alain et les autres, les rares à avoir tenté de bousculer les choses, d'animer ce blog peut-être un peu trop discret, un peu trop timide.
Je quitte le navire (tel un rat ?) car j'en ai franchement marre de la presse en général qui s'écroule de plus en plus au lieu de se redresser. Marre de la com bling-bling (je sais, ce mot est énervant), marre des papiers qui ne doivent pas dépasser 10 lignes, marre de m'entendre dire que "j'écris vieux", marre de pleurer pour que l'on me rembourse une note de frais même réduite, marre de ne pas voir de jeunes pousses derrière moi.
De toute façon, j'arrive à la retraite. Mon temps restera plus égoïste que jamais : plus de carte de presse mais quelques articles çà et là pour mes amis, un ou deux bouquins de temps en temps, des repas chez mes potes vignerons, des parcours de golf proches des vignes et un peu d'Afrique...
Je garde de très bons souvenirs de vous tous et je guetterai vos articles avec gourmandise. Promis.
Je ne me prononce pas sur l'avenir de l'APV. Pour ceux d'entre nous qui veulent "exister", continuer à profiter des invitations, peut-être qu'elle a encore un sens. Mais elle n'a aucun poids.
Ce qui compte désormais plus que tout, c'est que ma passion pour le vin reste intacte.
Je me répète : sans rancune, ni amertume.
Michel |
|
|
| |
|
| |
| Date : 23/05/2008 |
Auteur : Alain Leygnier |
|
Des nouvelles du front. "Vin& société", émanation de la production va sans doute lancer une campagne en faveur du journalisme du vin. Campagne dont on peut consulter les visuels et l'adresse à Sarkozy, sur le site du BIVB : www.vins-bourgogne.fr/gallery_files/site/289/1910/4604.pdf.
Une campagne certes bienvenue mais qui passe par les intérêts bien compris du monde du vin. Que, pour défendre notre métier, on doive compter sur ceux qui en constituent le sujet, me semble le signe d'une impuissance incontestable. Car, on aura beau faire, nos écrits auront toujours moins d'importance que ceux de nos confères spécialisés dans la politique, le sport, l'économie, etc. Notre poids, notre reconnaissance dans la profession et dans la société frôlent le zéro.
Si la presse en général ne nous prend pas au sérieux, c'est d'abord parce que notre spécialité n'est pas prise au sérieux. Elle traite du plaisir, du plaisir du corps, qui plus est, chose vulgaire comme chacun sait. Les Français, en gros, ne connaissent rien au vin, et nos confrères, guère plus.
Ensuite, parce que nous traînons une réputation de connivence et de corruption qui n'est qu'en partie imméritée. L'affaire Bernard Magrez n'aurait pas eu un tel retentissement, si nos relations avec le monde du vin et la publicité étaient d'une limpidité cristalline.
Quant aux questions de déontologie, on pourra en parler sérieusement quand on cessera de confondre journalisme et affaires, journalisme et communication, journalisme et sommellerie, journalisme et commerce, etc. Lorsqu'on se posera la seule question qui vaille, pour un journaliste. Pour qui écrit-on, en dernière instance : pour les acheteurs des journaux (ou de guides), ou bien pour les annonceurs, la "filière vitivinicole", etc. ? D'un côté, on informe. De l'autre, on promeut.
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 22/05/2008 |
Auteur : Bernard MAGREZ |
|
|
Monsieur Michel BETTANE
APV
c/o Sopexa
11 bis, rue Torricelli
75017 PARIS
Pessac, le 13 mai 2008,
Cher Monsieur,
J’ai bien reçu votre lettre du 30 avril dernier.
J’aurais bien entendu pu y répondre téléphoniquement, mais ce courrier met d’une telle manière en doute mon honnêteté que ma réponse mérite d’être des plus précises.
Comme vous ne l’ignorez pas, cela fait plus de 25 ans que je propose à des journalistes la dégustation de mes différents vignobles. Mes vins étaient jugés bons ou moins bons, cela a toujours été l’affaire de chacun et donc ils méritaient ou non une mention dans un support journalistique. Je ne me suis jamais offusqué d’un non écho donné à ces diverses dégustations.
Il se fait qu’à 72 ans, 40 ans après avoir commencé ma vie dans le vin, il m’a semblé une bonne idée de mettre en valeur que le Pape Clément en était à sa 700ème vendange, La Tour Carnet à sa 596ème et Fombrauge à sa 406ème, soit un total de 1702 vendanges.
Cela symbolise le temps dans un métier où, plus qu’ailleurs, on est obligé de le respecter pour progresser. Ainsi, j’ai invité des amis et des journalistes et j’ai cru bon de leur offrir un symbole du temps, c'est-à-dire une montre dans le dos de laquelle sont gravés mon nom et la dimension du symbole. Ce n’est pas un « pur » bijou, mais un objet marqué fortement par sa signification.
Qui peut juger qu’un homme de 72 ans, malheureusement plus près de sa fin de carrière que de son début, puisse vouloir « acheter » des journalistes et des amis en leur offrant cette montre ? Vous savez très bien que depuis de longues années j’ai bénéficié d’excellents retours de presse et je n’ai jamais eu besoin d’offrir des cadeaux pour les générer.
Si j’avais voulu agir dans ce sens, rassurez-vous, j’aurais pris d’autres chemins que cette remise officielle.
Je ne fais pas partie de cette race dans laquelle vous voulez m’inscrire, je respire plus haut que vous le supposez.
Bien à vous,
Bernard MAGREZ
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 22/05/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Cher Michel,
Cette affaire devient surréaliste avec ta démission qui est plus que désolante par rapport à tout ce que nous essayons, bénévolement, de faire au bureau pour aider nos collègues et une presse en général qui souffre! Tu me reprochais assez crûment d'avoir envoyé une lettre inutile, tardive et trop courtoise à Bernard Magrez et de ne pas avoir pris la tête d'un grand mouvement de boycottage. Je t'ai répondu peut être un peu trop vivement mais j'étais blessé car je pensais avoir pleinement et dignement rempli mon devoir de président. Le contenu de la lettre était ferme et absolument pas obséquieux, ironique même si on savait la lire. En revanche dire du mal de mes collègues comme tu le faisais ou comme Géné l'a fait de façon bien plus publique encore, dans les colonnes d'un journal qui dépérit de jour en jour d'ailleurs de ses propres contradictions, n'était pas acceptable pour le Président de notre association qui n'a rien d'une réunion de malfaiteurs. Il y a des problêmes d'éthique certes, et ton exemple, celui de Géné, le mien, celui de nombreux autres n'est pas criticable à cet égard. Rien ne sert en revanche pour résoudre ces problêmes d'édicter des règles aussi floues que : ne rien accepter de ce qui dépasse une valeur normale. Normale pour qui? Rien ne sert d'agiter l'arme du boycott qui est dans ces circonstances le retour de la loin du talion. Vraiment je serais désolé pour nous tous que tu exécutes ta décision de démissionner, je préfèrerais mille fois plus te voir à nos côtés, dans nos réunions donner un coup de main et ....un peu de ton précieux temps à renforcer notre cohésion et aider ceux qui parmi nous souffrent bien plus que toi ou moi....
Cher Pierre
Rien ne vaut une bonne et amicale discussion sur des sujets importants mais parfois inextricables: la liberté et l'indépendance de l'information supposent d'abord une indépendance financière et des moyens pour obtenir cette information indépendante. Il n'y a pas que les journalistes qu'on doive soupçonner. Certains guides sont écrits par des sommeliers dont le métier est de sélectionner et de vendre les vins qu'ils décrivent et recommandent... et pourtant lorsque leur avis est honnête il vaut bien celui de journalistes moins compétents! Et inversement.... Unissons nous autour des actions programmées par l'association, pour la première fois de son histoire au lieu de nous déchirer, d'autant que ces actions supposent une longue durée et l'implication de tous ceux qui nous succèderont sur dix ans ou plus.....
Michel Bettane
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 20/05/2008 |
Auteur : Pierre Guigui |
|
|
J’y pense depuis longtemps à rendre ma carte aussi. Je trouve que nous manquons d’espace pour communiquer entre nous (comme notre profession l’exige un verre à la main).
La formule dont nous disposons reste le blog. Mais celui-ci nous enferme dans des discours parfois à l’emporte pièce sans être un vrai échange. Face à face nous tenons compte de la réaction de l’autre et nous empruntons une forme plus civilisée, moins tacleuse. De plus, le fait que tout un chacun peut lire nos échanges cela peut nous rendre susceptible si nous nous faisons mettre à mal... La bloguerie n’incite pas à la mesure dans nos propos et encore moins dans la forme… C’est pourquoi je propose à notre président que nous organisions, si nous sommes tous ok, une réflexion collective sur les sujets qui nous préoccupent, sous une forme ou une autre… autour d’une table, une conférence, un débat, avec des intervenants extérieurs… C’est comme voulvoul. Et je compte sur Michel S pour remettre sa dém dans sa poche et à m’aider à organiser cette échange, un verre à la main et soyons fou un canapé dans l’autre…. Vous en pensez quoi ?
Ceci dit et pour en revenir au sujet qui fâche… chacunfaitcequiluiplait mais la règle en ce qui concerne la charte déontologique des journalistes est de refuser ce type de cadeaux…
Directive 9.1 Indépendance *
La défense de la liberté de la presse passe par la sauvegarde de l'indépendance des journalistes. Celle-ci doit faire l'objet d'une vigilance constante. Il n'est pas interdit d'accepter à titre individuel des invitations ou de menus présents, dont la valeur ne dépasse pas les usages courants, tant dans les rapports sociaux que dans les rapports professionnels.
Cette montre dépasse les menus présents…..
* DIRECTIVES RELATIVES À LA DECLARATION DES DEVOIRS ET DES DROITS DU/DE LA JOURNALISTE
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 20/05/2008 |
Auteur : Benoit Escoffier |
|
|
Cher Michel Smith , je trouve ta décision de démissionner de l'association mal venue , au moment où nous avons besoin de montrer notre solidarité , et défendre ce qui nous est le plus cher , la liberté d'informer un public de plus en plus large sur ce qui se fait de mieux en vins et en vignobles de part le monde .C'est fou ce qu'une montre ( qui sert juste à donner l'heure ) peut soulever les conflits . La discussion amène souvent le débat d'idées, la confrontation , mais l'APV n'est pas une institution à pensée unique, fort heureusement.Depuis que je m'interesse à ce blog , je m'aperçois que l'ANPAA divise les journalistes , que MAGREZ les divise encore plus, quel sera le prochain protagoniste qui fera éclater l'APV ?
Le moment est venu de montrer que nous sommes libres et indépendants , et fiers de faire ce que nous faisons . S'il devient difficile d'écrire sur le vin , alors écrivons sur le vigneron, et mettons au grand jour les difficultés qu'il rencontre à faire son métier , mettons au grand jour les grondements des révoltés de la viticulture qui pourraient bien bloquer les routes des vacances comme les marins pêcheurs bloquent les ports ! Avec ce genre d'articles , nous éviterons sans aucun doute les procès! Mais de grâce, restons unis . |
|
|
| |
|
| |
| Date : 19/05/2008 |
Auteur : Michel Smith |
|
|
Jamais content, c'est fort probable. Exigeant, c'est sûr. Je ne vais plus chercher à polémiquer. J'ai affirmé ce que je pensais. Que note "maître à tous" arbore son trophée en invoquant la liberté, cela le regarde. Montre ou pas, je garde ma liberté de jugement et je ne retire rien de ce que j'ai cru bon de dire. Sans discours ni trompettes,je préfère démissionner de notre chère association. Voilà, c'est fait. Et maintenant, je peux aller me soulager sans me presser.
Bon courage à tous !
Sans rancune, ni amertume.
Michel |
|
|
| |
|
| |
| Date : 11/05/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Cher Michel Je ne suis jamais content!
Ce serait plutôt au président d'être amer devant ta réaction. Je suis hélas un président qui travaille, souvent loin de Paris, dans les vignobles et qui n'était plus à Paris depuis presque un mois. J'ai grâce à ce délai mesuré l'impact international de l'affaire de la montre. Je n'ai aucune sympathie pour ceux qui comme toi ou Jean Pierre Géné mettent publiquement tous les journalistes français à l'exception de leurs augustes personnes dans le même sac. Pour Géné c'est même tragique puisque ayant la chance d'avoir une rubrique possible sur le vin il préfère en consacrer une à déblatérer sur ses confrères plutôt que défendre un vin ou un producteur qu'il aime. Mais il y a quelquefois des sujets providentiels qui viennent au secours du manque d'inspiration ou d'information. L'article est d'ailleurs payé au même prix. Boycotter un vin en tant que journaliste c'est une attitude de représaille que je juge infantile si le vin est bon , et qui place celui qui boycotte sur le même plan moral que celui qui a donné lieu au boycott! La vraie liberté de pensée c'est peut être Dovaz notre maître à tous qui la respecte le mieux. Il porte à son poignet la montre Cartier mais il garde sa liberté de critique, façon élégante de dire à Magrez tu as peut être cherché à me corrompre mais je vis dans un univers différent dont je suis maître des lois! Aurais tu préféré qu'à la courtoisie du propos je me mette à insulter notre magnat bordelais ou que je n'envoie rien du tout? Je suis sûr que ton petit mot a été trop vite pensé, écrit et qu'il sera vite pissé par nos lecteurs.
Sans rancune cher Michel et à bientôt
Michel Bettane |
|
|
| |
|
| |
| Date : 07/05/2008 |
Auteur : Alain Leygnier |
|
La suggestion d'auto-censure de Benoît Escoffier, exercée, de surcroît, dans un cadre défini par les pouvoirs publics, est pain béni pour l'ANPAA, qui n'en espérait sans doute pas tant. Nous n'avons à demander la permission de personne pour informer nos lecteurs. Le jugement du 20 décembre 2007 est l'appréciation ponctuelle d'un tribunal particulier à un moment déterminé de l'histoire. Il tient sans doute en partie à l'ambiance anti-vin imposée depuis des années par l'ANPAA. Si l'ANPAA nous impose ses critères, elle a gagné. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 07/05/2008 |
Auteur : Michel Smith |
|
|
Aïe, aïe, aïe... Mon sang si précieux ne fait qu'un tour en lisant les derniers blogs.
Je suis d'accord grosso modo avec les lignes d'Alain Leygnier. En journaliste d'expérience, il revendique la liberté de la presse, tout simplement, liberté remise en cause quasi quotidiennement. La servilité d'une part non négligeable de la presse (voir l'épisode récent de Magrez) a toujours été de mise. La brosse à reluire aussi. N'oublions pas nos chers camarades sous l'occupation... qui ont bâti les fondements d'une certaine spécialisation gastronomique.
La "formation" des journalistes "vineux", je m'en bats les c... puisque, à mon humble avis, il faut d'abord être journaliste pour, ensuite, décider de se spécialiser. Un journaliste, c'est d'abord un état d'esprit basé sur la curiosité. Un reporter sportif n'est "spécialisé" que dans la mesure où il s'intéresse au sport et où il acquiert une somme d'expérience en couvrant les événements sportifs. Idem pour le cinoche, la politique, l'économie, etc. Un journaliste professionnel se forme lui-même dans la spécialité qui l'attire. Si la gastronomie l'intéresse, de lui-même il lira quantité d'ouvrages sur le sujet. Il en va de même pour la justice, la chose militaire ou les faits divers.
Quant à Benoît, il a bien raison de refuser, comme moi, 95 pour cent des invitations. Si nous ne le faisions pas, il nous serait impossible d'écrire ne serait-ce qu'un malheureux feuillet. Les 5 pour cent restants, si je les accepte, c'est que je suis sûr, contrairement à Benoît, que je tiens là un bon sujet et que je vais pouvoir en tirer quelque chose. La dernière invitation acceptée m'a permis de passer 3 jours en Tunisie dans un hôtel de luxe. Il est clair que je n'y allais pas "que" pour cela, mais avant tout pour goûter des vins et discuter avec des viticulteurs. J'y suis allé après avoir pré-vendu le sujet sur les vins Tunisiens à l'une de mes collaborations et je suis sûr, de ce fait, que je vais être libre d'écrire un texte libre, incluant, si le besoin s'en fait sentir, quelques critiques. Je suis fier de travailler ainsi. Et si par hasard l'article promis ne paraissait pas (c'est hélas arrivé 2 ou 3 fois en 40 ans de carrière), alors je m'en veux terriblement. J'en deviens presque malade. C'est con, n'est-ce pas ?
Honneur au Président, je lui réponds dans un autre courrier. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 07/05/2008 |
Auteur : Michel Smith |
|
|
Mon cher Michel,
Je lis ta lettre ouverte à ce "Cher Bernard Magrez" avec beaucoup d'amertume. D'abord, je trouve que tu réagis un peu trop tardivement -l'incident s'est produit le 26 Mars, si j'ai bonne mémoire - à cette farce "bling bling" qui déshonore et ridiculise notre profession de journaliste, met à mal notre crédibilité et a déjà largement fait le tour du monde du Net sans que ne se manifeste la désapprobation d'un syndicat quelconque ou d'une association de journaliste.
Il ne s'agit pas à mon avis de s'interroger mollement, mais plutôt de s'indigner.
Il ne s'agit pas de "maladresse de communication" étant entendu que Monsieur Magrez n'est plus un novice en matière de communication.
Il ne s'agit pas de l'implorer en lui demandant de "clarifier" quoi que ce soit, en lui suggérant qu'il puisse avoir l'élan de sincérité qui tenterait d'expliquer un acte réfléchi et délibéré.
La question n'est pas de faire savoir à ce généreux Monsieur Magrez que cela (la montre Cartier en question) ne changera en rien notre attitude dans nos critiques de ses vins.
La question est de réaliser que lorsqu'un incident de ce genre se produit, c'est l'ensemble d'une profession qui, son Président en tête, devrait boycotter les vins du sieur Magrez. Pourquoi ? Pour des raisons déontologiques, pour l'honneur du métier, pour l'immoralité que constitue la démarche d'offrir un cadeau de grande valeur à un journaliste.
Honneur, déontologie, moralité ? Sont-ce des mots à jamais bannis de notre profession ? J'ose croire que non.
Enfin, tu dis que les journalistes présents à ce déjeuner ont réagi en retournant l'objet du délit. Je doute fort que cela soit le cas. J'ai encore vu l'autre jour un confrère arborer fièrement la dite montre Cartier comme s'il s'agissait d'un trophée.
Bien sûr, je ne suis pas blanc comme neige. Bien entendu toi, moi, comme d'autres, il nous est arrivé de recevoir quelques flacons (et même un magnum de Pape Clément !) pour nous "remercier" de commentaires plutôt aimables à l'égard d'un vin. Il va de soi que, de mon côté, je n'ai pas pris la peine de retourner les vins (ah, le frais de poste !) pensant, qu'après tout, il était (un peu) logique que je puisse les goûter, suivre leur évolution. Mais là, lorsqu'il s'agit d'un objet d'une "valeur largement supérieure à 1.500 euros", ne pas protester de manière plus énergique me choque profondément.
Tu vas dire avec d'autres que je joue les vierges effarouchées. Soit.
J'affirme cependant de la manière la plus claire que, désormais, je ne citerai plus jamais dans un article le nom de Bernard Magrez. Que d'autres agissent comme moi et ce sera la seule manière de faire comprendre à ces gens que nous ne sommes pas achetables, que nous avons ne serait-ce qu'un minimum de déontologie. S'il était sensé, il aurait déjà posté à ses invités une lettre d'excuse en demandant de donner la montre à une association caritative.
De toute façon, à 72 ans, le brave milliardaire du vin n'en a rien à foutre de notre honneur. Mais moi, "pauvre de moi" comme disais Brassens, il me reste une certitude : le droit de crier mon indignation.
Sincèrement,
Michel |
|
|
| |
|
| |
| Date : 05/05/2008 |
Auteur : Alain Leygnier |
|
• Renseignements pris auprès du service juridique du Parisien, le quotidien ne fera pas appel de sa condamnation. Pourquoi ? L'incertitude d'une démarche, déjà coûteuse, qui pourrait conduire à la cour de justice européenne, nouvelle source de dépenses. Pour le Parisien, le jugement du 20 décembre 2007 constitue un précédent qui pourrait limiter la liberté des journalistes. Mais, observe-t-il, le dossier incriminé date du 21 décembre 2005. Or, depuis, le Parisien a consacré d'autres articles aux vins, sans que l'ANPAA ne recoure à la justice.
Comme Hervé Lalau, j'ai lu ce dossier consacré au champagne. Comme lui je constate qu'il n'a rien d'un publi-reportage. Il faut une curieuse conception des choses pour y voir de la de publicité, au simple motif qu'il est positif. A ce compte, tous les papiers non-critiques consacrés aux vins, aux sports, au cinéma, à la politique, aux livres, etc. sont publicitaires.
L'assez pittoresque blog du 8 avril 2008 consacré à cette affaire donne l'impression que la condamnation du Parisien est le juste châtiment d'un dérapage déontologique. Dans une bouffée de corporatisme légèrement rance, ce même blog regrette que le dossier du Parisien n'ait pas été rédigé par des journalistes spécialisés, comme si la spécialisation garantissait la compétence et l'honnêteté intellectuelle.
Le silence de la presse généraliste, que regrette Hervé Lalau ? L'ANPAA et les ligues de vertus ont imposé à la société française et à la presse, un discours qui discrédite et rend inaudible tout autre discours que le leur. Exemple : l'émission de France 2 de novembre 2005 (sauf erreur), bâtie autour du livre et du rapport d'Hervé Chabalier. Qu'un ivrogne mondain dénonce les dangers de l'alcool, me fait sourire. Moins drôle, la réaction des journalistes présents ce soir-là, qui lui servaient la soupe sans le moindre esprit critique. Aucun responsable viticole d'envergure ne participait à cette émission
Car le silence de la presse généraliste renvoie à celui, premier et fondamental, du monde du vin. L’ANEV (Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin) est d'une passivité d'enclume. Quant à l'amendement du sénateur Courteau, j'y croirai quant il sera voté et appliqué.
Enfin, demander aux pouvoirs publics, comme le suggère Benoît Escoffier, de délimiter un cadre définissant ce qu'il est licite d'écrire, conduirait à nous ligoter et réjouirait nos procéduriers amis de l'ANPAA. Cela reviendrait à dire : tout ce qui n'est pas autorisé est interdit. Heureusement la législation française respecte le principe contraire, garantie de liberté : tout ce qui n'est pas interdit est autorisé.
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 05/05/2008 |
Auteur : Benoit Escoffier |
|
|
je souhaite répondre à Alain leygnier puisqu'il reprend certaines de mes propositions quant à l'instauration d'un cadre définissant ce qu'il est possible d'écrire sur le thème du vin , propositions qu'il a l'air de contester . Bien sûr que cette proposition n'est pas idéale , mais comment pouvons nous faire notre métier actuellement ? quels mots pouvons nous employer sans qu'ils soient trop élogieux pour ne pas être assimilés à de la publicité ?
Croyez vous que, dans l'incertitude actuelle , les directeurs de rédactions vont continuer à prendre des risques en publiant nos articles tels que nous les donnons , ou vont-ils les passer d'abord à la sauce ANPAA avant de les publier .Pourquoi avons nous inventé en france le principe de précaution ? Pour pouvoir interdire sans légiférer et voilà pourquoi tout ce qui n'est pas interdit, n'est pas forcément autorisé . Maintenant , ce cadre doit être établi en pleine concertation , et notre association est là pour défendre aussi nos intérêts et notre liberté de parole .Maintenant , il existe sans doute d'autres solutions plus acceptables , mais seront-elles acceptées ?
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 04/05/2008 |
Auteur : Pierre Guigui |
|
|
Chapeau bas Michel pour cette lettre. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 03/05/2008 |
Auteur : Pierre Guigui |
|
|
Benoît je partage votre avis. "Il faut définir avec les instances politiques un cadre indiquant clairement, exemple à l’appui, ce qu’il est possible d’écrire et ce qui est toléré, mention obligatoire à l’appui".
C'est un peu l'urgence.
Par contre, je ne sais si nous sommes divisés (et je ne l’espère pas) ? Avoir des opinions différentes et pouvoir en débattre me semble être une richesse.
En ce qui concerne les questions de déontologie, cela fait déjà quelque temps que je demande une réflexion collective à ce sujet. Pouvoir en parler, définir nos champs de compétences, nos prérogatives, ce qui est conforme à notre devoir etc. est la base de toute corporation........
Cela nous permettrait de définir une position claire sur nos pratiques, et ainsi de ne pas être associé de façon collective à des actions ou dérives individuelles. Si nous ne faisons pas ce travail de définition de notre identité corporative (d’autant que la formation en fait défaut) nous continuerons à être confronté à des situations embarrassantes (ce qui est possible ou non d’écrire et dans quel cadre, les relations avec les vignerons et bien d’autres questions.).
Bien évidemment, il faudrait pouvoir y travailler de façon sereine sans accusation des uns ou des autres, et sans lien avec des faits d’actualité. Mais j’ai malheureusement le sentiment que cela ne préoccupe pas notre association.
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 03/05/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Paris, le 30 avril 2008,
Cher Bernard Magrez,
En tant que président de l’A.P.V. je me dois de vous faire part des interrogations de nombreux membres de notre association lorsqu’ils ont pris connaissance du cadeau que vous avez offert aux journalistes ayant accepté une récente invitation-déjeuner- dégustation de vos vins, en l’occurrence une montre Cartier de collection, d’une valeur largement supérieure à 1500 euros. L’information, largement diffusée dans de nombreux pays étrangers, a beaucoup contribué à jeter le doute sur la profession de journaliste français du vin et a permis à tous ceux qui ont fixé des règles strictes et parfois même infantiles en matière de cadeau d’entreprise de se gargariser de leur indépendance auto-proclamée. Les journalistes présents à ce déjeuner ont déjà réagi en renvoyant cette montre, en faisant à des associations caritatives des dons comparables à la valeur de celle-ci et vous ont écrit leur réprobation. Je suis convaincu que tout ceci n’était qu’une maladresse de communication et qu’il n’était nullement dans votre intention et encore moins dans votre intérêt et dans vos moyens de corrompre vos invités !
Il serait sans doute bon pour clarifier les rapports à venir entre la presse internationale et vos produits d’envoyer à notre association une lettre clarifiant votre geste et votre pensée sur ce sujet.
Dans cette attente, cher Bernard Magrez, veuillez recevoir l’expression de mes meilleurs sentiments.
Michel Bettane. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 29/04/2008 |
Auteur : benoit escoffier |
|
|
Moi aussi , je vais mettre mon grain de sel car les blogueurs APV commencent à tourner en rond autour d’une affaire qui risque , et c’est peut-être le but recherché , de nous diviser . Bien sûr qu’il y a un manque de formation des vrais ou faux journalistes , mais est-ce là le seul problème ?
Nous pouvons faire notre métier en toute indépendance . Les représentants du guide Michelin paient leurs notes de restaurant , ce n’est pas pour rien . Qu’on le veuille ou non , notre profession est composée de journalistes encartés et non-encartés , et la différence est importante car le non-encarté a bien souvent un autre métier rémunérateur , lequel lui permet d’écrire en toute indépendance , même si les articles paraissent tendancieux aux yeux des bien-pensants de l’ANPAA . Le problème est donc ailleurs : Avons nous encore le droit de parler des produits du terroir , et des hommes qui les mettent en valeur , ou devons nous courber l’échine devant l’inquisiteur de la république sous prétexte que nos reportages , nos articles sont plus élogieux que négatifs .
Il y a tellement de bons produits en France et à l’étranger qu’il serait inutile de parler des produits médiocres . Il faudrait d’ailleurs être complètement stupide , même si l’on est un vrai journaliste, pour jeter l’opprobre sur toute une région viticole en parlant d’un vin de merde ! ( Mais là, il n’y a pas eu procès de l’ANPAA ) . Il faut donc définir avec les instances politiques un cadre indiquant clairement , exemple à l’appui , ce qu’il est possible d’écrire et ce qui est toléré , mention obligatoire à l’appui . En dehors de ce cadre , ce sera à chacun de prendre ses responsabilités . Cela pourra être possible si notre profession est unie devant l’adversité, et il semblerait que nous en soyons loin . A propos , je n’ai pas ma carte de journaliste , je refuse 95% des invitations, et pour les 5% restants , je ne fais pas d’article sur le sujet: C'est cela, l'indépendance .
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 24/04/2008 |
Auteur : Pierre Guigui |
|
|
A l’heure ou le Sénateur Roland COURTEAU met en garde par ces mots à double-tranchants : « La confusion faite entre publicité et articles rédactionnels est extrêmement périlleuse au regard de la liberté de la presse » je viens d’apprendre (si cela s’avère exacte) que quelques uns de nos confrères se seraient fait Tank Musteriser par Magrez-Depardieu. Devenons faire un lien entre ces deux points et si oui pourquoi ne pas retenir l’idée de notre cher Barthé de traiter de déontologie ? Il le propose dans les écoles de journalisme mais nous pouvons peut être déjà l’envisager entre nous ?. Ainsi nous pourrions aborder quelques points tels :
Directive 9.1 Indépendance
La défense de la liberté de la presse passe par la sauvegarde de l'indépendance des journalistes. Celle-ci doit faire l'objet d'une vigilance constante. Il n'est pas interdit d'accepter à titre individuel des invitations ou de menus présents, dont la valeur ne dépasse pas les usages courants, tant dans les rapports sociaux que dans les rapports professionnels. En revanche, la recherche de l'information et sa publication ne doivent en aucun cas être influencées par l'acceptation d'invitations ou de cadeaux.
Directive 10.1 Séparation entre la partie rédactionnelle et la publicité
La séparation entre la partie rédactionnelle, respectivement le programme, et la publicité doit être signalée de manière visible et claire pour l'entendement. Il est de la responsabilité du/de la journaliste d'observer cette séparation et de ne pas la transgresser en intégrant de la publicité clandestine dans les articles ou émissions. La transgression intervient lorsque la mention d'une marque, d'un produit ou d'un service, ou la répétition de cette mention, ne répond pas à l'intérêt public légitime ni à l'intérêt des lecteurs ou auditeurs à être informés.
Tiré de DIRECTIVES RELATIVES À LA DECLARATION DES DEVOIRS ET DES DROITS DU/DE LA JOURNALISTE http://www.presserat.ch/21580.htm
Je souhaite préciser que je n’accuse personne en particulier et que moi-même je suis confronté à des conflits d’intérêts, mais y réfléchir à plusieurs cela aide ?
Nous pourrions aussi déterminer des règles claires sur l’obligation de travailler pour un seul support…et bien d’autres questions…
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 24/04/2008 |
Auteur : Hervé Lalau |
|
Je ne peux qu'abonder dans le sens de Roger Clairet, de César Compadre et de Barthé quand ils regrettent l'absence de filières de formation en journalisme vineux (et gastronomique).
Par contre, je ne vois pas dans le contenu de l'article du Parisien une raison objective à la sanction reçue, sanction qui nous atteint tous et devrait susciter la solidarité de tous.
Que l'article soit professionnel ou non, qu'il soit bien écrit ou non, que le titre soit provocateur ou non, rien ne justifie l'amalgame qui est fait entre journalisme et publicité. Cet article n'était pas une publicité, mais un commentaire sur des vins, qu'on le juge mal ou bien fait.
Prenons garde à ne pas donner à nos adversaires -car ils ne se cachent plus de l'être- des arguments pour nous frapper. La liberté de la presse est une et indivisible. Quand bien même un confrère écrirait un article à la gloire d'une région viticole, pour autant qu'il ne s'agisse pas de publireportage payé, c'est son droit le plus strict. S'il incitait à l'ivresse ou à la débauche, vantait une consommation exagérée, portait atteinte aux moeurs, ou que sais-je, ce que nous condamnerions bien sûr, il y a des lois contre cela, qui n'ont rien à voir avec celles qui s'appliquent à la publicité. Les journalistes sont d'accord de prendre leurs responsabilités, ils ne sont pas au dessus des lois - mais au moins, qu'on ne leur applique pas des lois qui ne les regardent pas.
La liberté de tous est en jeu. Celle des chroniqueurs vineux aujourd'hui, demain celle des chroniqueurs gastronomiques (quid de l'incitation à la boulimie ou à l'anorexie)?, celle des chroniqueurs auto (quid de l'apologie de la vitesse ou des dangers de la route...)?
Ce que l'on peut donc vraiment regretter, à mon sens, c'est le silence assourdissant de nos confrères de la presse générale, qui ne nous soutiennent guère dans notre combat.
Où est le sens d'appartenance à la famille journalistique? Je n'ai vu aucun syndicat prendre notre défense, et les quelques articles parus dans les grands médias se sont généralement bornés à reprendre la communiqué de l'AFP sur la condamnation du Parisien - sur notre condamnation à tous, en définitive. Quant ils ne soutenaient pas ouvertement le lobby anti-alcool (dont on ne dira jamais assez qu'il se trompe de cible avec le vin).
Nos propres communiqués (APV, FIJEV, Vin & Société, ANEV) sont quant à eux restés plus ou moins lettre morte. Toutes mes excuses à ceux qui les ont diffusés, mais le débat n'a pas vraiment atteint le grand public.
Par contre, tous les grands journaux français qui traitent du vin diffusent à présent un message d'alerte santé, même sur internet - voyez le Figaro. Comme si la chose allait de soi. Enfin, le Parisien n'a pas fait appel et il est probable qu'il ne le fera jamais.
A mon sens, voilà autant de raisons pour serrer les rangs, plutôt que de discuter de la qualité du travail de tel ou tel, ou de son droit à publier dans les journaux. Si l'amendement déposé au Sénat -et que nous soutenons- est voté un jour, il sera temps alors de reparler de formation. Avec à l'esprit que l'accès aux médias par des non spécialistes fait aussi partie du droit d'expression...
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 09/04/2008 |
Auteur : André Deyrieux |
|
"Notre reconnaissance lui doit une fête nationale".
L'auteur parle du vin. Il écrivait en 1913.
Un article sur "Le Vin et la Chanson" paru cette année-là dans Winetourisminfrance.com
http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/503_le_vin_et_la_chanson.htm |
|
|
| |
|
| |
| Date : 08/04/2008 |
Auteur : Roger Clairet |
|
|
24 03 08 Vin: les Français boivent moins
Jérôme Baudouin, Bernard Burtschy membres de l'APV (Association de la Presse du Vin) ont donné une conférence de presse pour dénoncer les dérives constatées dans les différentes statistiques sur l'alcoolisme en France. "La consommation de vin en France est de 43 litres de vin par an, par habitant en moyenne et non de 54 litres comme l'indique l'Insée", ont-ils déclaré. L'Insée, chaque année, "se contente de diviser le volume de vin taxé vendu dans l'hexagone par le nombre d'habitants. Par exemple, en 2004, un peu plus de 32,6 millions d'hectolitres de vin ont été achetés en France, alors que le pays comptait 60,4 millions d'habitants" soit "54 litres de vin dans l'année", calculée selon une méthode simple, voire simpliste, sans tenir compte de "la consommation des touristes étrangers", "les achats transfrontaliers" ou encore "les achats de vin par des personnes en transit". Un argument taillé sur mesure pour les ligues anti-alcooliques qui mettent systématiquement ces chiffres en avant. Mais des études de consommateurs montrent au contraire que les Français ont baissé, en moyenne, leur consommation de vin, de 11 litres par an et sont devenus des consommateurs de vins responsables et modérés". A suivre !
Parutions : Radiofrance.fr Web du goût (150 000 connections / jour) et INFOSVIN (moins que ça) |
|
|
| |
|
| |
| Date : 08/04/2008 |
Auteur : Roger Clairet |
|
Texte paru dans RadioFrance.fr Web du Goût (150 000 connections / jour) et INFOSVIN
30 03 08 Procès contre "Le Parisien" et journalisme spécialisé vinicole
Au delà des réactions épidermiques vient le temps de la réflexion.
Barthélémy, Président du conseil des sages de l'APV (Association de la Presse du Vin) déplore le manque de communication avec les écoles de journalisme qui ne proposent pas de formation spécifique dans le domaine vinicole. Cette carence de la formation journalistique mène à des dérives déontologiques telle celle du quotidien Le Parisien qui s'est vu infliger une sévère condamnation ( jurisprudencielle), par le Tribunal de Grande Instance de Paris. A ce propos, voici la position de notre confrère César Compadre, membre de l'APV, journaliste spécialisé à Sud-Ouest, qui écrit chaque semaine sur le monde du vin ; il déplore une "paupérisation rampante du métier et une multiplication des magazines liés au vin qui va de pair avec un tirage vers le bas en terme de qualité". Il s'est appuyé sur un exemple très parlant: la Une du grand quotidien "le Parisien", avec ce titre: "le triomphe du champagne". Un article très publicitaire qui a été traité par des journalistes non spcialisés. Et ce grand reporter spécialisé de Sud-Ouest nous apprend même que "les titres ne sont pas choisis par ceux qui rédigent les articles... . L'article en question a provoqué un tollé parmi les professionnels du vin et l'APV, et plus encore à l'ANPAA (Association Nationale de Prévention de l'Alcoologie et de l'Addictologie) dont la plainte a abouti à la condamnation du quotidien. César Compadre a appelé à plus de "mesure et de professionnalisme", tout en soulignant que <...> "Un travail de fond sur le terrain mené par un journaliste professionnel évite ce genre d'écueil". Roger Clairet qui partage complètement cette position. (source Barthélémy APV Bordeaux). |
|
|
| |
|
| |
| Date : 25/03/2008 |
Auteur : Jérôme Baudouin |
|
|
Consommation de vin :
les vrais chiffres pour la France
Alors que depuis des décennies, la consommation de vin en France est mesurée par l’INSEE en divisant le volume de vin commercialisé dans le pays par le nombre d’habitants, cette équation n’est plus représentative de la réalité. Ce chiffre ne tient pas compte du fait que dans les volume achetés en France, une partie est consommée par des touristes étrangers, ou acheté par des consommateurs de passage en France et consommé plus tard, dans leur pays de domiciliation. Chaque année la France reçoit 79 millions de touristes qui passent plus de 500 millions de nuitées dans l’hexagone.
A cause de ce type d’estimation, la France passe pour être l’un des pays les plus alcooliques au monde et comme le plus gros consommateur de vins de la planète, avec 54,4 litres par an et par personne (estimation INSEE 2006).
Or de nombreuses études basées sur l’analyse de consommation de panels de consommateurs mettent en évidence des volumes bus, bien moins importants.
Selon l’enquête ONIVINS-INRA réalisée tous les cinq ans, depuis 1980, sur la consommation de vin en France, celle-ci s’élèverait à 46,2 litres par an et par personne. Ce qui représente 8 litre au-dessous de l’estimation de l’INSEE.
Selon l’enquête annuelle de la société TNS Secodip, basée sur les achats déclarés par 7500 ménages sur un an, le volume de vin acheté pour une consommation à domicile serait de 22,6 litres par an et par personne. Si l’on y ajoute la consommation hors domicile (restaurant, entreprise, vacances…) cela doublerait la consommation moyenne qui s’établirait à 45,2 litres par an et par personne.
Deux statistiques qui fournissent des chiffres similaires. Et se ne sont pas les seuls. Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire du 12 septembre 2006, édité par l’Institut de veille sanitaire, met en avant une étude réalisée par une équipe de chercheurs sur la consommation d’alcool en France, qui trouve le résultat incroyable de 3,4 litres d’alcool pur par an et par habitant. Un résultat que les chercheurs relativisent car il est loin des 9,3 litres enregistrés par l’INSEE pour la même année. Ils mettent évidemment plusieurs points important qui ont influencé les personnes sondées, mais ils mettent également en doute le modèle de calcul de l’INSEE.
Pourtant, aux yeux des détracteurs du vin et de l’alcool en général, comme les ligues antialcooliques, c’est systématiquement la consommation calculée à partir des données de l’INSEE et de la DGI qui est mise en avant. Il faut dire que ce volume de consommation est de l’or en barre pour les ligues antialcooliques. Il leur permet de pointer du doigt cet alcoolisme qu’elles combattent avec une armée de blouses blanches.
Aux vues de ces estimations, notamment en faisant la moyenne des deux premières études, On voit que les Français consommeraient en moyenne 45,7 litres par an et par personne, loin des estimations de l’INSEE.
La France ne serait plus le premier consommateur mondial vin. Elle serait derrière l’Italie et le Portugal. Enfin en incluant tous les types de boissons alcoolisées et calculant le volume total en alcool pur, comme le mesure le World Drink Trends, les Français ne consommeraient plus 12,25 litres d’alcool pur (World Drink Trends 2005), mais 11,2 litres. Ainsi la France ne serait plus le 6e pays le plus gros consommateur d’alcool, sur les 27 pays européens, mais le 15e.
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 23/03/2008 |
Auteur : Hervé LALAUSecrétaire Général, FIJEV |
|
|
Nos amis français de l'Association Nationale des Elus du Vin nous adressent ce communiqué, qui fait suite - à nouveau - à la condamnation du journal Le Parisien. Cette fois, les choses semblent aller dans le bon sens. Croisons les doigts...
A la suite d’une réunion de travail à Paris, entre l’Association Nationale des Elus du Vin qu’il co-préside, avec l’Association des Journalistes de la Presse du Vin (APV) et de la FIJEV, le Sénateur Roland COURTEAU vient de déposer une proposition de Loi, afin, a-t-il précisé, « de préserver le respect de principes, comme celui de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, en matière d’information sur le Vin.»
Cette initiative se justifie, selon Roland COURTEAU, par plusieurs jugements rendus par des tribunaux à l’encontre de certains organes de la presse écrite, dont le Parisien et les Echos.
Ainsi, précise-t-il, «le TGI de Paris, par exemple, a considéré que les articles rédactionnels illustrés de photographies, et consacrés au Vin, constituaient des publicités… et qu’à ce titre, les journalistes auraient dû respecter les prescriptions de l’article L3323-4 du Code de la Santé Publique en complétant leurs rédactionnels par le rituel message sanitaire, précisant que «l’abus d’alcool est dangereux… Les journaux concernés ont donc été condamnés…»
Pour Roland COURTEAU, c’est cette évolution jurisprudentielle qui suscite l’inquiétude chez nombre de journalistes de la presse spécialisée ou non «dès lors qu’elle ne cesse de s’amplifier.»
«Faute d’une définition très précise de la publicité qui la distinguerait des articles rédactionnels, je crains qu’à l’avenir tout article positif sur le vin soit assimilé à une publicité… Ainsi, si les journalistes, dont le métier est de porter un regard critique, ne peuvent plus émettre d’avis positif sans risquer de tomber sou le coup de la loi, alors l’exercice de leur liberté d’expression et d’information du public, est gravement menacée. Est-ce à dire que les journalistes sont condamnés à ne faire que des commentaires négatifs sur le vin ? », s’interroge le Sénateur. « La confusion faite entre publicité et articles rédactionnels est extrêmement périlleuse au regard de la liberté de la presse ».
Ainsi, poursuit le Sénateur, «assimiler à une forme de publicité, tout article ou toute publication que donnerait une image favorable du vin, lui imposerait, non seulement d’être assorti du rituel message sanitaire, mais en outre, de se borner aux seules indications limitativement autorisées par l’article L.3323-4…, (degré volumique, terroirs, nom du fabricant, mode d’élaboration, couleur, arômes…). Ces règles, conçues pour encadrer la publicité constitueraient donc, une forme de carcan pour la presse. Quant aux revues de consommateurs, elles devront y regarder à deux fois, avant de comparer les mérites et les prix respectifs de plusieurs vins».
Afin d’éviter une telle évolution jurisprudentielle « et compte tenu qu’il n’existe pas de définition juridique unifiée de la notion de publicité » il convient, indique-t-il, «de faire, par la loi, la distinction entre publicités et articles de presse rédactionnels en matière d’information sur le Vin».
D’où sa proposition de loi déposé, sur le bureau du Sénat et qui précise que
«ne constituent pas des publicités au regard de l’article L3323-4, les articles de presse élaborés d’une manière indépendante et publiés sans contrepartie financière».
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 11/03/2008 |
Auteur : Ludovic BONNELLE |
|
|
je me permets d'intervenir sur votre blog, car je suis surpris de voir qu'aucun d'entre vous n'a à ce jour fait de commentaire sur les derniers propos de Monsieur Bénard dans le journal du jdd. Comment peut-on tolérer pareille déclaration, qui ne réserverair désormais les aoc qu'aux seuls mercantilistes du monde du vin. Mais ou est passée votre plume et votre verbe ?
Dois-je me poser d'autres questions ? Je suis vigneron dans le sud-ouest ; je me bats au quotidien pour survivre car appartenant à une appellation phagocitée par une coopérative qui représente 98% de la production. Si les propos de Monsieur Bénard arrivent à leurs termes, alors, je n'aurai plus qu'à changer de métier. Entre l'anpaa et Bénard, le vin traverse décidément une période très difficile... |
|
|
| |
|
| |
| Date : 11/03/2008 |
Auteur : Roger Clairet |
|
|
News de Bordeaux dans INFOSVIN et RadioFrance
L'APV vient de créer une antenne à Bordeaux
L'APV (Association de la Presse du Vin, 235 adhérents) se veut être une "médiation permanente entre le monde du vin et ses interlocuteurs". Barthélémy, Président du conseil des sages de l'APV, qui est à l'origine de cette création, a bien précisé qu'il ne s'agissait pas de "créer une nouvelle association mais bien une antenne de l'APV. "Le choix s'est porté sur Bordeaux parce que la ville s'impose comme une capitale régionale du vin". La nouvelle antenne, a organisé une première réunion exploratoire en précisant son rôle : recevoir les journalistes venus couvrir des évènements bordelais comme Vinexpo. Barthélémy déplore, à cette occasion, le manque de communication avec les écoles de journalisme qui ne proposent pas de formation spécifique dans le domaine vinicole. L'APV s'attache à défendre la culture du vin et une meilleure connaissance dans son approche. Une intervenante a rappelé au cours de la réunion et à juste titre, que les départements viticoles sont ceux qui présentent le taux d'alcoolisme le plus bas. L'APV édite chaque année un annuaire, les adhérents journalistes ont alors à la fois une visibilté dans cet annuaire et sur le site de l'association. (source Barthélémy, Elsa Provenzano, St?ephan Foltier). |
|
|
| |
|
| |
| Date : 03/03/2008 |
Auteur : Roger Clairet apporte le texte de Florence Mothe |
|
|
Pour ce dimanche 3 Mars 2008, "le beau langage du vin de Florence Mothe":
"Ce produit qu'on goûte, mais aussi qu'on note de zéro à 20, alors qu'on devrait lui accoler seulement des notes de musique tant l'univers qu'il représente est celui de l'harmonie.
Le vin est l'expression parfaite des cinq sens, comme l'étaient au Moyen-Age les jardins : le goût, bien sûr, mais aussi l'ouie puisque les barriques chantent quand on les vide, que l'étuve murmure ou gronde durant la fermentation et que l'âme du vin, selon Baudelaire "chante dans les bouteilles". Le vin est également le fils de l'odorat quand il offre à un Pomerol une suave odeur de violette, quand il enrobe un Médoc d'un parfum de sous-bois, quand on y découvre la note fumée du Cabernet ou que l'on imagine dans un blanc sec ses fragrances de pierre à fusil, que le Maréchal Duc de Richelieu, apôtre du vin de Bordeaux, unissait à l'odeur de la tubéreuse les jours de bataille. Le vin est le fils du toucher tant celui qui l'élève a besoin de caresser en dégustant la rotondité du verre, la croupe des barriques, le poli des bouteilles que les ans rendent frais comme des marbres de canova. Le vin ne peut se passer de la vue, déguster à l'aveugle relève de l'impropriété de langage puisque plaisir de la dégustation commence par l'admiration qu'on porte à son rubis profond d'un cru ou à ses teintes d'or pâle semblables sans doute aux brocarts "d'un certain or" dont se parait la Montespan. Comme dans le mythe antique, le vinificateur ne travaille jamais à l'aveuglette. Si chaque année il lui arrive de vinifier en tâtonnant c'est qu'il se rend dans son chai comme à un rendez-vous d'amour en allant rencontrer ce partenaire rebelle que repr?sente chaque nouveau millésime. Comme l'architecture est la poésie de la construction, la vinification est la poésie de l'agriculture. En elle, et en elle seulement, la culture et l'agriculture dialoguent, permettant aux poêtes et aux philosophes las des gloires de ce monde d'opérer le moment venu un fructueux retour à la terre". Florence Mothe, Château de Mongenan, 16 rue de Mongenan 33640 Portets - chateaux.mothe@wanadoo.fr |
|
|
| |
|
| |
| Date : 02/03/2008 |
Auteur : Hubhttp://oenotheque.over-blog.com/ |
|
|
L’œnothèque : commentaires sur les livres consacrés au vin, ou abordant des thèmes relatifs à l'œnologie (ouvrages pratiques, guides, essais, beaux livres, récits, romans, poésie, ... ). mais aussi : nfos, actualités, liens, adresses, notes de dégustation, ...
http://oenotheque.over-blog.com/
|
|
|
| |
|
| |
| Date : 17/02/2008 |
Auteur : Roger Clairet |
|
|
Eduquer serait mieux
L'attitude hygiéniste, extrémiste et prohibitionniste qui est celle de l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie (ANPAA) s'explique aisément, à travers les membres de son bureau dont la majorité sont médecins et par leur positionnement envers l'alcool. Heureusement, les médecins qui sont partisans d'une consommation modérée de vin, sont bien plus nombreux. Dans l'hypothèse d'une prohibition absolue les personnes, et souvent des adolecents, qui recherchent des sensations extrêmes pouvant atteindre les limites de la vie, s'adonneront à d'autres pratiques, d'autres abus, comme il en existe déjà, trop souvent sanctionnés par la mort.
Les textes que je rédige paraissent sur infosvin.eu et sur le Web du Gout de RadioFrance.fr (150 000 connections /jour) |
|
|
| |
|
| |
| Date : 14/02/2008 |
Auteur : L'équipe |
|
|
Affaire Heineken : arrêt de la cour d'appel du 13 février
Bonjour,
Vous avez sûrement suivi l'actualité relative au procès menés par l'ANPAA à l'encontre d'Heineken. Le dernier épisode de cette affaire remontait au 8 janvier de cette année, date à laquelle le TGI de Paris avait ordonné la fermeture du site Heineken au motif qu'Internet n'est pas un support publicitaire autorisé par la loi Evin. Vous avez sûrement également suivi la décision du 20 décembre 2007 dans laquelle un article du Parisien était requalifié en "publicité" et condamné à ce titre pour ne pas avoir inclu de message sanitaire.
Dans la journée d'hier, nous avons appris que la décision du TGI du 8 janvier avait été confirmée par la Cour d'Appel de Paris. Cette décision est inquiétante puisqu'elle interdit toute forme de promotion consacrée au vin sur Internet. Sont donc concernés les vendeurs de vin en ligne, les vignerons mais aussi tous les relais d'information consacrés au vin sur Internet à partir du moment où leur contenu est considéré comme promotionnel.
Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à l'article que nous avons écrit sur ce thème (http://www.findawine.com/blog/2008/02/14/le-vin-sur-internet-c%25e2%2580%2599est-interdit/) sur notre blog ou consulter notre page dédiée (http://www.findawine.com/soutenirlevin/index2.php).
L'équipe de "soutenir le vin sur Internet".
ps: nous tenons l'information orale du greffe de la cour d'appel et nous n'avons pas eu pour l'instant de confirmation écrite. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 10/02/2008 |
Auteur : Clairet Roger |
|
|
Chères consoeurs et chers confrères ne soyez pas désespérés
Vin, santé et longévité
Le sucre et les graisses (sutout "trans") provoquent davantage de maladies graves (obésité, diabete, cécité, hypertension, accidents cardio-vasculaires, sans parler du cancer) et mortelles, que l'alcool.
Moi Roger Clairet, 87 ans, déclare avoir bu et boire régulièrement et modérément du vin blanc, rosé et rouge, tous les jours, cela dès mes 18 ans, à chaque repas, et m'en trouver très bien.
Dans mes repas le vin, élixir de santé, accompagne une nourriture variée qui me donne l'energie necessaire à l'exercice de mon activité de journaliste, soit entre 6 et 12 heures de travail par jour, plus une heure de marche à pied. J'ai enterré pas mal de buveurs d'eau et de coca et je compte bien enterrer encore pas mal de fauteurs de procès. Créateur de infosvin.free.fr - correspondant de Radiofrance.fr
En toute amitié
R.C. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 29/01/2008 |
Auteur : André Deyrieux |
|
|
A condamner également, Alexandre Dumas, qui écrivait : "Rien ne fait voir l'avenir couleur de rose comme de le contempler à travers un verre de Chambertin".
http://www.winetourisminfrance.com/fr/breves/446_la_vie_en_gris.htm |
|
|
| |
|
| |
| Date : 25/01/2008 |
Auteur : Michel Smith |
|
|
La Vie en Rose. Combien de fois certains d'entre nous (dont ma pomme) avons-nous utilisé cette phrase pour vanter les mérites du vin rosé en général. Moët & Chandon viennent d'en faire les frais (30.000 €) pour une pub qui montrait un flacon de champagne rosé sur fond de pétales de rose avec pour slogan "La Vie en Rose". Encore une fois l'ANPAA était responsable de la plainte. Encore une fois c'est un média Anglais qui nous l'apprend. Encore une fois les condamnés ne feront pas appel. Encore une fois nous sommes tous couillonnés.
Ma pauvre Édith Piaf, ton vin fout le camp.
Et moi je m'en vais préparer ma retraite. |
|
|
| |
|
| |
| Date : 25/01/2008 |
Auteur : Michel Bettane |
|
|
Pour une information libre et une consommation responsable
En réponse à l’appel de l’ANEV (Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin qui rassemble près de 500 élus) du 19 janvier 2008 en faveur de la liberté d’information de la presse, l’APV (Association de la Presse du Vin qui réunit 225 journalistes) apporte to | | |